Tombée des nues

Roman, 2018, Buchet-Chastel.

Présentation de l’éditeur :

Une nuit de tempête de neige, seule dans sa salle de bains, une femme met au monde un enfant. Mais comment est-il concevable d’accoucher quand on n’a pas eu conscience d’être enceinte ?
Par un jeu de voix croisées, Violaine Bérot nous raconte l’histoire d’une déroutante maternité.

Extrait du texte :

« il disait j’ai besoin d’en parler avec toi Tony je sais plus où j’en suis il nous est arrivé un truc incroyable, il parlait, il ne s’arrêtait plus de parler, il disait je sais que dans quelques heures je serai heureux mais c’est encore trop nouveau et je l’ai même pas vu tu te rends compte Tony je l’ai pas vu, il répétait tu te rends compte Tony tu te rends compte, je répondais non pas bien pas très bien, je comprenais seulement qu’ils venaient de prendre une torgnole hallucinante« 

Interviews et extraits de critiques :

« C’est une très heureuse et trop discrète surprise de cette rentrée littéraire d’hiver. » – écouter l’interviewVersus-Lire (Suisse) – Jean-Marie Félix – février 2018 :

« Violaine Bérot confirme sa virtuosité littéraire et sa capacité à nous faire entendre ceux que l’on n’entend jamais. » Les Inrockuptibles – Sylvie Tanette – juillet 2018.

« Avec Tombée des nues, Violaine Bérot glisse par touches successives de l’effrayante beauté à une très fragile douceur. » Le Monde des Livres – Xavier Houssin – mars 2018.

« On admire l’habileté de la romancière Violaine Bérot qui a réussi à faire parler des montagnards taiseux et à orchestrer leurs belles personnalités solitaires. » Le Figaro Littéraire – Astrid de Larminat – février 2018.

« C’est de manière poignante que Violaine Bérot clôt Tombée des nues, forte sans doute de sa connaissance des humains comme des bêtes. Une interrogation fine, originale et sans tabou des zones d’ombre de la maternité. » Le Courrier (Suisse) – Anne Pitteloud – mars 2018.

« Le livre très créatif de Violaine Bérot pourrait être oulipien. Le travail sur la forme, le rythme, la recherche sur les entames de paragraphes, l’absence de point : tout concourt à faire de l’ouvrage un jeu d’écriture. On se plaît à papillonner dans l’oeuvre. Un aspect ludique qui est tout sauf stérile. Cette ligne brisée sert au mieux l’histoire de ce couple terrassé par une naissance inattendue. » Le Matricule des Anges – Franck Mannoni – janvier 2018.

« Cette histoire de déni de grossesse qui agite toute une communauté est du genre à alimenter les colonnes de la presse régionale Violaine Bérot en fait un exercice de style virtuose les voix des personnages s’imbriquent en un puzzle de paragraphes numérotés. Lu de façon classique, linéairement, c’est un kaléidoscope de voix dont la première vous happe comme si vous-même étiez concerné. La faute a ce « et » initial, sans même une majuscule, pied de nez à tous les grammairiens qui interdisent la conjonction de coordination en début de phrase – alors, pour entamer un roman ! » La Vie – Victorine de Oliveira – 11 janvier 2018.

« En ne trempant sa plume que dans l’émotion, dans les émotions, qu’elle a couchées sur le papier journée par journée ou personnage par personnage, Violaine Bérot offre un court roman percutant qui se lit de deux façons possibles… mais à chaque fois presque sans respirer ! » L’Est Républicain – Valérie Susset – 21 janvier 2018.

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