Pas moins que lui

Roman, Lunatique, 2013.

 Violaine Bérot - Pas moins que lui - Lunatique

Extraits de critiques :

« À 46 ans, Violaine Bérot vient de publier un nouveau texte, Pas moins que lui, aux éditions Lunatique. Fiévreuse apostrophe, à la deuxième personne, accompagnant l’attente de Pénélope à Ithaque, le retour d’Ulysse et leurs hasardeuses retrouvailles. Une histoire d’espérance tenace, de désir contenu, à nouveau révélé. Une histoire de femme, charnelle, vivante. De passion, de raison. De maturité. N’empêche, il fallait oser se colleter au mythe. Mais Violaine Bérot a l’habitude des prises de risque. Son premier roman, Jehanne, paru en 1995 chez Denoël, s’attaquait à Jeanne d’Arc. Bousculant la légende et les belles images, elle y donnait voix, dans une vérité troublante, à une toute jeune fille dévorée de mal d’être et d’amour impossible. Avec Léo et Lola (Denoël, 1997), elle abordait l’inceste entre une sœur et un frère. Avec Tout pour Titou (Zulma, 1999. Lunatique, 2013), la folie maternelle et la maltraitance. Autant de sujets périlleux abordés à rebrousse évidences, avec des mots sensibles et une force narrative hors du commun. »
Next / Libération – Xavier Houssin – juin 2013.

« Violaine Bérot s’adresse à Pénélope et nous fait partager son cheminement pendant 20 ans. L’espoir qui devient douleur mais qui résiste, encore et encore. Le corps qui réclame l’absent, les pensées tournées vers lui en permanence. Et puis le choc. L’incroyable, l’inespéré, le retour d’Ulysse. Comment Pénélope peut-elle affronter cela ? Elle qui depuis 20 ans s’est construite autour de son absence et de l’espoir. Peut-elle accepter ce retour ?
Pas moins que lui est un livre d’une étonnante subtilité. Un texte court et profond au cœur de l’intimité et la dignité d’une femme. Envers et contre tout. »
Blog France 3 – Véronique Haudebourg – septembre 2013.

Les premières lignes :

« Tu l’attends depuis tant de temps. Tu ne sais rien de lui. Des années et des années que plus personne ne l’a croisé. À chaque voyageur de passage sur ton île, tu demandes des nouvelles. Beaucoup, tu le sais, inventent des histoires, pour ne pas te faire de peine ou pour obtenir une récompense. Tu les écoutes tous. Tu n’arrives à croire en aucun. Des années de vide. Rien pour te permettre de le savoir plutôt mort que vivant, plutôt vivant que mort. Rien – que ton intuition. Avec ce rien, cette misère, trouver quand même la force de continuer à attendre. Ne pas te résigner. Tenir. Tenir toujours. Et ne même pas savoir de quel côté du monde regarder pour guetter son retour. Tu dois être si fatiguée de ne faire que l’attendre. Comment fais-tu, chaque jour, vingt ans durant, pour supporter de rester en ta demeure, calme, assise, les mains occupées à quelque tâche de femme, le regard vide ? Tu dois avoir besoin par moments de t’échapper. Tu en as nécessairement besoin. Ce n’est pas possible autrement. »

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