Nue, sous la lune

Roman, 2017, Buchet-Chastel.

Violaine Bérot - Nue, sous la lune - Buchet-Chastel

Extraits de critiques :

« Taillée dans les plaies, la plume économe de Violaine Bérot ne nomme pas la violence du harcèlement moral amoureux. Mais elle décrit si bien sa mécanique vampirique que son roman devient profondément poétique. »
Livres Hebdo – Kerenn Elkaïmn – 16 décembre 2016.

« Nue, sous la lune est un texte d’une sombre beauté, cruellement prenant. Angoissé. Angoissant. […] Violaine Bérot bâtit une œuvre singulière, lyrique, emportée, poétique. On ne lui trouvera pas aujourd’hui de parentés littéraires. Violaine Bérot est bien d’un bois unique. »
Le Monde des Livres – Xavier Houssin – 19 janvier 2017.

« Par le prisme de la création artistique bridée, la romancière observe avec acuité les enjeux qui sous-tendent les relations hommes-femmes. Et réserve au passage de belles pages sur la sculpture, l’art de travailler une matière brute pour en faire surgir de la beauté. »
Les Inrocks – Sylvie Tanette – 18 janvier 2017.

« Roman d’amour, roman de rupture, un récit à vif. »
Transfuge – Vincent Roy – janvier 2017.

Quelques lignes :

« Je me souviens, dans les premiers temps, t’avoir raconté ma grand-mère et sa fragilité. Tu m’avais écouté attentivement, tu écoutes si bien que l’on ne peut plus s’arrêter de te parler, on te dit tout, le très profond, le jusque-là indicible. Je t’avais avoué combien la folie de ma grand-mère me faisait peur parfois, et aussi que je me savais capable d’y sombrer à mon tour. Tu étais le premier à qui j’osais révéler cela, cette faille en moi, insoupçonnable. Tu n’avais fait sur le moment, j’en suis certaine, aucune remarque qui aurait pu m’amener à regretter mes paroles, mais plus tard, bien plus tard, des mois, des années après, l’air de rien, tu me disais de temps en temps,
tu finiras comme ta grand-mère.
Tu n’expliquais pas davantage. Tu disais seulement cela et puis tu te détournais de moi. J’avais l’impression d’avoir imaginé la phrase, que tu ne l’avais pas prononcée, qu’elle avait surgi, mesquine, du fond de mes entrailles. Ensuite, des jours durant, elle résonnait dans mon crâne,
tu finiras comme ta grand-mère,
et je savais mieux que personne comment avait fini ma grand-mère, les médicaments, l’hôpital, la folie. »

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