Des mots jamais dits

Roman, 2015, Buchet-Chastel.

Violaine Bérot - Des mots jamais dits - Buchet-Chastel

Extraits de critiques :

« C’est un conte d’où le merveilleux s’est absenté. Son héroïne est une princesse, fille d’un couple follement amoureux, qui va donner naissance à une « flopée d’enfants » dont l’aînée va s’occuper… D’un sujet délicat, Violaine Bérot tisse un roman à l’écriture exaltée, brûlante, poétique, à fleur de peau, et pose sur les tourments de l’héroïne une impensable, une étonnante douceur qui laisse la porte ouverte à l’espoir. »
Le Monde – Xavier Houssin – novembre 2015.

« Des mots jamais dits, c’est avant tout un conte de fée, quelquefois maléfique, susceptible à tout moment d’effrayer le lecteur, lequel ne peut s’empêcher de se préoccuper du destin de cette jeune anonyme – un anonymat permettant qu’on s’identifie à elle, qui pourrait être n’importe qui.
L’auteure parvient à briser les frontières habituelles entre les mondes du réel et de la fiction, incitant son lecteur à devenir le témoin de ce parcours de vie. Comme dans son précédent roman Léo et Lola qui mettait en scène un inceste, Violaine Bérot aborde la thématique d’une relation familiale compliquée, inversée, tout en parvenant à laisser une part au rêve, dans un style d’écriture particulier qu’on adore, parce qu’il est doux, malicieux, et plein de poésie. »
Le courrier suisse – Maëlle Schubert – novembre 2015.

Autres éditions :

Violaine Bérot - Des mots jamais dits - A vue d’œil
Version en gros caractères – Éditions A vue d’œil
Violaine Bérot - Le parole mai dette - Clichy Edizioni
Traduction en italien de Tommaso Gurrieri – Clichy Edizioni

Les premières lignes :

« Il était une fois une vilaine petite fille qui venait de naître. L’histoire commence là.
Sa peau presque mauve, ses cheveux plutôt longs disséminés par touffes, son crâne étrangement tordu vers la gauche, tout ce que l’on regarde d’elle est laid. À sa décharge, on doit admettre qu’elle revient de loin – l’accouchement a failli tourner au désastre. Sans doute était-elle trop grosse mais ce n’est pas seulement cela. La vérité, si l’on peut se permettre de la rapporter, est que la mère n’y a pas mis du sien. Ou, plus exactement, la mère a fait tout son possible pour ne pas mettre au monde l’enfant. Elle, pourtant, se savait prête, ne demandait qu’à éclore, mais la mère résistait autant qu’elle le pouvait, au risque de l’étouffer dans son ventre. Presque morte et refusant néanmoins de mourir, l’enfant s’accrochait à vivre, luttait à coups de pied, de poing, de bras, à en faire crever de douleur la mère – en vain. »

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