Comme des bêtes

Roman, 2021, Buchet-Chastel (vidéo de présentation, extrait lu par l’auteur)

« Je suis persuadée que tout est lié aux fées. Écoutez-moi, c’est important. Il a toujours eu un lien fort aux fées. À cause de leur histoire. Les fées, leur grotte. Non, laissez-moi parler, écoutez-moi. Quand dans la journée quelqu’un à l’école avait parlé des fées, il rentrait à la maison fou d’excitation. Petit, il a passé beaucoup de temps à chercher cette grotte. Ensuite il y allait souvent. Il ne me le disait pas forcément, mais à sa façon de sourire au retour, je savais qu’il revenait de la grotte aux fées. Il était jeune, je vous parle de quand il allait encore en classe, la grotte aux fées c’était son refuge, le lieu où il se sentait protégé de tout ce qui l’apeurait, la civilisation, le bruit, les voitures, les autres enfants en bande. Il a une relation particulière aux fées. Une sorte d’adoration. Ça fait sourire, bien sûr. Ça vous paraît n’importe quoi. Vous devez penser que je suis aussi larguée que mon fils. C’est sûr que défendre son enfant en racontant qu’il a une relation privilégiée avec les fées, ça ne doit pas servir sa cause. Ni la mienne. Mais j’insiste. L’explication, je suis sûre que ce sont les fées. Vous pouvez penser d’elles ce que vous voulez, il n’empêche que la sorte d’équilibre qu’il avait atteint depuis l’adolescence, c’était grâce aux fées. Je me doute qu’il vous faut du plus concret. Les fées, bien sûr, c’est tout sauf concret. Tandis que cette petite fille. N’empêche que l’explication est à chercher du côté des fées, je n’en démords pas. »

Comme des bêtes, p. 126-127.

 

Paroles de libraires

Avec mes très sincères remerciements aux LIBRAIRES qui soutiennent avec enthousiasme « Comme des bêtes ».

A la lettre, Saint-Girons (09) : « Un texte bref, percutant. Une écriture magnétique ourlée de tension. Un récit sec qui vous emportera et vous bouleversera. Le livre est génial. Il se lit d’une traite. On est happé par ce texte polyphonique. Réflexion brute sur la différence, sur cette société qui impose ses règles, sa « banale normalité ». Une réussite totale. »

Tourner la page, Falaise (14) : « Dans ce court roman, Violaine Bérot esquisse dès le titre les contours d’une ambiance en marge. Mais comment peut il en être autrement quand son enfant se fait appeler l’Ours dans la cour d’école ? En réaction à l’institution et à son fils qui ne rentre pas dans les bonnes cases la mère va choisir de se retirer de la compagnie des humains. Superbe éloge de la différence ou quand tout devient possible lorsque le prix a payer passe d’abord au second plan. »

L’arbre à mots, Rochefort-sur-mer (17) : « Non loin d’un village isolé des Pyrénées, vit une femme, Mariette, avec son fils, que les gens nomment « l’ours ». C’est la tradition dans la vallée d’appeler ainsi les enfants sans père. Un être touchant dont on n’a jamais entendu le son de la voix mais qui communique magnifiquement avec le monde animal. Violaine Bérot revisite avec brio le thème de « l’enfant sauvage » tout en questionnant la place de l’humanité au sein du monde. Un roman à plusieurs voix qui bouleverse et interroge ! »

A fleur de mots, Montbard (21) : « Je sortais de livres assez denses et cette nouvelle lecture m’a enchantée par sa construction : style direct, progression des témoignages, dénouement. Un coup de cœur de la librairie, assurément. »

Mots et Images, Guingamp (22): « Un roman sensible et bouleversant qui interroge notre rapport à la différence et à la nature. Puissant et saisissant ! »

Le Marque Page, Quintin (22) : « Un roman surprenant où ce sont les témoins qui « racontent » l’histoire… Et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est très très addictif ! »

Librairie Page 36, Gisors (27) : « C’est un roman très beau, à l’écriture sobre et poétique. Il y a dans l’écriture de Violaine Bérot quelque chose d’absolument enchanteur. »

Librairie Ravy, Quimper (29) : « Entre réalité et poésie Violaine Bérot nous montre que la différence est une richesse. Une belle claque littéraire ! »

Ellipses, Toulouse (31) : « Violaine Bérot interroge, dans ce court texte à la forme originale, les préjugés et leurs corollaires de bêtises, de méchancetés. Mais n’allez pas croire que ce récit ne comporte aucune lueur d’espoir : il y a aussi de bonnes personnes, des gens bienveillants et surtout, surtout, cet amour maternel qui emporte tout sur son passage et nous bouleverse. »

Il était une fois, Saint-Lys (31) : « Éloge de la différence, d’une autre vie possible au plus près de la nature, loin des cadres institutionnels et de relations sociales établies, le roman questionne notre société et le cadre qu’elle impose à tout un chacun au-delà de ses aspirations. Elle démontre qu’un autre modèle est possible loin de l’agitation des humains et du monde, si ce n’est vivre « comme des bêtes » du moins inventer une autre humanité. »

La Machine à Lire, Bordeaux (33) : « L’enfant « sauvage » de la grotte aux fées… Être différent dans une communauté rurale de montagne intrigue, suscite moultes interrogations d’une grande violence. L’écriture de Violaine Bérot est d’une poésie infinie… Un grand moment de lecture. »

Cultura, Mérignac (33) : « Superbe texte. Court mais d’une telle intensité. A la fois sombre et lumineux, touchant et révoltant, poétique et percutant. Quelle belle manière de parler – entre autres – de la différence et de ce qu’elle engendre chez l’être humain. »

La géosphère, Montpellier (34) : « Ce livre est une petite pépite qu’on engloutit, avec inquiétude et surprise. Ce genre de fable qui accompagne longuement nos pensées, nourrit notre réflexion, et dont la poésie imprègne durablement notre esprit. »

Lucioles, Vienne (38) : « C’est un roman court et percutant. Un roman qui parle des carcans qu’on impose en dépit du sens, du cœur et de la compassion. On juge ce qu’on ne comprend pas, on broie ce qui nous dépasse. Heureusement reste la grotte aux fées et la beauté des mots de l’autrice »

Arthaud, Grenoble (38) : « A travers ces récits mêlés se dessine un des drames de notre époque : le besoin de compartimenter ce qui est « normal » et « acceptable », en matière de choix de vie ou d’éducation des enfants, et de condamner tout ce qui sort des conventions sociales. Dans cette histoire touchante et sensible, Violaine Bérot nous montre que l’« anormal » n’est pas où on le croit et que les différences se révèlent salutaires. Poignant et poétique, Comme des bêtes saura, j’en suis certaine, vous émouvoir. »

Les Arcades, Lons le Saunier (39) : « Mariette vit dans une ferme isolée dans la montagne à l’écart des hommes pour protéger son fils différent – son fils qui fait peur – son fils que les autres appellent « l’Ours ». Un jour, l’Ours agresse un randonneur. S’en suit une enquête où chacun viendra témoigner de ce qu’il sait ou croit savoir sur cet être à la marge, dévoilant ainsi sa véritable nature et révélant l’empreinte encore prégnante des superstitions et légendes dans la vallée. Roman choral – conte noir traversé par la question de savoir qui est vraiment « la bête » ? »

La fruitière aux livres, Poligny (39) : « Plusieurs voix pour dire, plusieurs voix pour différents points de vue, plusieurs voix pour dire la pluralité des émotions, pensées… Sous cette forme chorale, l’histoire de cet homme, différent des autres, proche de la nature et des bêtes, du vivant qui ne juge pas, cet homme parfois compris, aimé, craint ou détesté ! L’Humanité dans ce qu’elle a de meilleur… ou pas ! »

Parenthèse, Saint Céré (46) : « Vous ne connaissez pas Violaine Bérot ? il y a quelques semaines nous non plus …et nous avons découvert  » Comme des bêtes » , juste splendide ! »

M’Lire, Laval (53) : « Violaine Bérot aime nous raconter, de manière simple, des histoires aussi banales que surprenantes. Des histoires qui nous touchent et nous émeuvent. Son dernier roman ne déroge pas à la règle, pour notre plus grand plaisir. »

M’Lire Anjou, Château Gonthier (53) : « Quel est le mystère qui entoure ‘La grotte aux Fées’? Et qui est ‘L’Ours’? Dans une narration qui enchaîne les interrogatoires, Violaine Bérot aborde la question de la différence comme celle du retour à la nature. Original, humain, fort et poétique. »

Librairies Port Maria, Quiberon (56) et L’ancre de Miséricorde, Carnac (56) :  « Compliment pour cet impressionnant texte de colère, un conte de fée se mouvant en drame, un bijou d’inventivité dans sa forme et son échafaudage. »

Le Goût des mots, Mortagne au Perche (61) : « Il est appelé « l’ours », parce qu’il est grand et fort, qu’il ne parle pas et qu’il vit isolé avec sa mère dans la montagne. Mais qui est-il et qu’a-t-il fait ? On le découvre patiemment, grâce aux propos d’une galerie de personnages, qui l’ont tous connu, ou simplement croisé. Son portrait se forme alors sous nos yeux, comme une pièce à multiples facettes. Un livre court et d’une grand puissance, à la construction originale et poétique, qui nous laisse songeur. Une histoire inoubliable, un grand coup de cœur. »

La Curieuse, Arudy (64) : « Non pas coup de cœur… mais coup de foudre !! Impossible de m’arrêter… Allez-y, les yeux grand ouverts, vous allez en prendre plein la vue ! »

Auprès de Pyrène, Bagnères-de-Bigorre (65) : « Original, puissant. Quelle est la normalité ? Où est la violence ? Vraiment un coup de cœur. »

La Virevolte, Lyon (69) : « Une trouvaille macabre, une population soupçonneuse, un grand benêt muet et gauche. Doucement, les témoins parlent, doucement le jour se fait là où semblait régnait la nuit. Un roman épatant tout en perspective et en finesse. »

Rive gauche, Lyon (69) : « Le titre lui va parfaitement. Comme des bêtes…. On se laisse prendre et le ventre se noue au fur et à mesure que le portrait se dessine. »

Les champs magnétiques, Paris 12 (75) : « En quelques courts chapitres, Violaine Bérot interroge notre rapport à la nature et à la difficile acceptation du « hors norme ». Avec justesse et sensibilité. »

Les Traversées, Paris (75) : « Entre légende et conte, « Comme des bêtes » nous invite à voir au-delà des apparences, et parvient avec élégance et poésie à démontrer ce que l’ignorance et la superstition peuvent produire comme mal(entendus). Ce récit choral qui multiplie les points de vue interroge notre rapport à la différence et à la normalité pour parler de la relation de l’homme à l’animal, de retour à la nature, d’isolement et de solitude choisie ou non, de la place des femmes dans la société, de la violence d’un monde qui pose des étiquettes sur ceux qui sortent de la norme. Un récit aussi touchant que déstabilisant. » 

Librairie Le Divan, Paris (75) : « Le village est en émoi. Celui que l’on surnomme « l’Ours » aurait enlevé et élevé une fillette… dans une grotte ! Au fil des interrogatoires, ce que l’âme humaine recèle de plus sombre remonte à la surface… et les bêtes ne sont pas forcément ceux que l’on croit… Un roman à la beauté simple, au charme sauvage. »

Autres Rivages, Buchy (76) : « Un roman comme une légende, celle des fées, d’une rare poésie. « Comme des bêtes » de Violaine Bérot est de toute beauté. Lisez-le ! Un roman fort ! »

La Procure, Rouen (76) : « De témoignage en témoignage, transcriptions fidèles dans le ton, le phrasé, le vocabulaire de chacun, le lecteur voit se dessiner un portrait à facettes, impressionniste et impressionnant, de cet Ours et de sa mère : formidables, extraordinaires mais très humains. Un roman très court, mais intense et touchant : bravo ! »

Le Chat borgne, Belfort (90) : « Un livre lu d’une traite, rare depuis un an, à souligner. Un roman court et intense, comme l’auteure avait déjà su faire avec « notre rencontre » à ma lecture de « Tombées des nues ». De nombreux sujets sont abordés : le regard des autres, l’acceptation de la différence, la solitude, l’amour maternel, le handicap, les rumeurs… C’est beau, c’est fort, ça m’a laissée avec une claque ! Peut-on vivre d’une manière différente sans que les gens prennent le droit de commenter ? Et, finalement, en quoi cette manière est-elle différente ? Qui fixe la norme ? »

Les Cyclades, Saint-Cloud (92) : « Les apparences sont parfois (souvent) trompeuses : pourtant chaque villageois semble détenir la clé d’une affaire que je vous invite à découvrir. Un roman choral, poétique, âpre. »

La Malle aux histoires, Pantin (93) : « On aime vraiment bien ce court roman, construit comme une succession d’interrogatoires de police (qui est cette enfant retrouvée dans la montagne ?) mais qui parle, au-delà de la brutalité de la société, avant tout d’amour, de douceur et de fées. »